Transparence
Comment nous notons
DataFrance attribue à chaque commune et à chaque quartier des scores de 0 à 100. Ils sont construits à partir de données publiques et collaboratives, complétées par des indicateurs calculés par DataFrance — notamment les temps d'accès. La méthode est publiée pour être comprise, discutée et vérifiée. Version en vigueur : Méthode V2 · mise à jour août 2026.
Les neuf dimensions du score
Le score global d'un territoire est la moyenne pondérée de 9 dimensions :
- Éducation — l'accès à l'école primaire, au collège et au lycée, et l'indice social des établissements (IPS moyen).
- Santé & accès aux soins — l'accès aux soins de ville (indicateur APL des médecins généralistes), la densité de médecins spécialistes, l'accès aux urgences et à un centre hospitalier régional ou universitaire, modulé par la qualité mesurée des établissements (certifications HAS).
- Environnement — la qualité de l'air, l'exposition au bruit, le potentiel radon, la conformité de l'eau potable, l'éloignement des sols pollués recensés.
- Vie quotidienne — les commerces alimentaires, les services du quotidien, les services publics et la desserte en transport collectif réellement accessibles.
- Culture & Loisirs — l'offre culturelle pondérée par type d'équipement, les équipements de sport et de loisirs, et le très haut débit à domicile.
- Sécurité — les faits enregistrés par les services de police et de gendarmerie : violences aux personnes (hors cadre familial), cambriolages, vols de véhicule.
- Risques naturels & industriels — l'éloignement des sites industriels à risque (PPRT), les arrêtés de catastrophe naturelle des vingt dernières années, la part d'habitants en zone réglementée par un plan de prévention des risques.
- Coût de la vie — le niveau des prix immobiliers, des loyers et de la taxe foncière. Sur cet axe, 100 se lit « abordable » : comme partout ailleurs, haut = favorable.
- Contexte social — le taux de chômage, la part de personnes sans diplôme, la part de logements sociaux.
Le Contexte social, une dimension à part entière — et à part
Le contexte social fait partie des neuf dimensions, avec une pondération volontairement limitée. Il apporte un éclairage sur la fragilité socio-économique du territoire, sans résumer la valeur de ses habitants ni déterminer à lui seul le score global.
Concrètement, cette retenue est codée dans le site : le Contexte social n'est jamais cité parmi les points forts d'un territoire — « les habitants vont bien » serait un jugement sur des personnes, pas sur un lieu — et sa carte d'axe ne porte aucun verdict. Quand il ressort comme point de vigilance, c'est sous un libellé strictement factuel : « le contexte socio-économique ».
Le Marché immobilier, un volet informatif hors score
Un dixième volet — Marché immobilier (dynamique des prix, tension du marché, rendement locatif) — est présenté à part et n'entre jamais dans le score global : il décrit un placement, pas une qualité de vie. Les mêmes données publiques de ventes et de loyers alimentent aussi le Coût de la vie, mais sous un autre angle : le Coût mesure des niveaux (prix au m², loyer au m², taxe foncière), le Marché des évolutions et des ratios — il n'y a pas de double comptage.
De la donnée au score
Chaque score suit le même chemin, en quatre étapes :
- Collecte des sources. Données publiques (INSEE, ministères, agences) et collaboratives (OpenStreetMap), chacune avec son producteur, sa licence et son millésime, affichés sur les pages.
- Calcul éventuel d'un indicateur DataFrance. Quand la donnée brute ne répond pas directement à la question, DataFrance calcule l'indicateur : temps d'accès depuis les lieux habités, part d'habitants en zone à risque, densité d'équipements…
- Transformation en score de 0 à 100. Chaque indicateur est normalisé (voir la section suivante). Sur tous les axes, 100 est la situation la plus favorable. Un indicateur absent ne produit aucun sous-score — jamais un zéro par défaut.
- Agrégation pondérée. Les indicateurs présents forment le score de leur axe, chacun avec son poids ; si un indicateur manque, les poids des présents sont renormalisés, et sous un seuil minimal de couverture, l'axe entier est déclaré « non disponible » plutôt que publié. Le score global est ensuite la moyenne pondérée des axes présents selon le profil choisi : si un axe manque, les poids des axes restants sont renormalisés — le score reste une moyenne honnête de ce qui est mesuré, et le compteur « Basé sur X/9 axes » l'affiche.
Les scores sont recalculés à l'échelle nationale à chaque évolution de la méthode ou à l'arrivée d'un nouveau millésime de données ; chaque recalcul est daté et versionné, et le libellé de méthode affiché correspond exactement au barème qui a produit les scores publiés.
Normalisation : comment une mesure devient un score
Transformer un taux de chômage, des minutes de trajet ou un prix au m² en score de 0 à 100 demande une règle. DataFrance en utilise quatre, selon la nature de l'indicateur :
- Le rang percentile — pour la plupart des indicateurs. Être au 80ᵉ percentile signifie faire mieux que 80 % des territoires de référence : le score situe le territoire dans la distribution nationale réelle, pré-calculée sur toutes les communes (ou tous les quartiers) disposant de la donnée. Le rang est continu (interpolation linéaire entre les bornes de la distribution) : deux territoires distincts reçoivent des scores distincts, jusque dans le haut du classement. Pour les indicateurs où « moins, c'est mieux » (l'exposition au bruit, par exemple), le rang est inversé. Deux garde-fous : une distribution de référence trop peu peuplée ne produit aucun score ; et pour les indicateurs où la majorité des territoires est à zéro (certains faits de délinquance), un vrai zéro reçoit le meilleur score au lieu d'être noyé dans la masse — le percentile n'est établi que sur les valeurs positives.
- Le barème ancré — quand des seuils publics ou sanitaires existent (qualité de l'air, eau potable, temps d'accès, APL). Le score est interpolé linéairement entre des points fixes {valeur → score} : il ne dépend pas des autres territoires. Un désert médical est bas partout, quelle que soit la moyenne nationale.
- La densité rapportée à la population — pour les équipements « rivaux » (que l'on se partage) : le comptage est divisé par la population, puis la densité obtenue est classée en rang percentile sur sa propre distribution de référence.
- Les catégories et les booléens — un classement officiel en classes (potentiel radon) ou une réponse oui/non reçoivent un score fixé par classe.
La référence des percentiles est nationale par défaut. Les trois indicateurs du Contexte social (chômage, niveau de diplôme, logements sociaux) font exception à l'échelle de la commune : ils sont comparés aux communes de sa taille, parce que ces trois mesures croissent mécaniquement avec la taille de la commune et qu'une référence nationale, dominée par les très petites communes, plaçait structurellement toute ville en bas d'échelle. À l'échelle du quartier, ces mêmes indicateurs restent comparés à tous les quartiers de France : la strate mesure une taille de commune, elle n'a pas de sens entre quartiers. Les strates reposent sur huit tranches : moins de 500 habitants, 500 à 2 000, 2 000 à 5 000, 5 000 à 10 000, 10 000 à 20 000, 20 000 à 50 000, 50 000 à 100 000, 100 000 et plus. Ces mêmes strates servent aux classements (voir plus bas).
Pondérations et profils
Tout le monde ne cherche pas la même chose. Quatre profils de pondération repondèrent les neuf dimensions selon vos priorités — ils ne changent aucune mesure, seuls les poids bougent :
- Équilibré (par défaut) — toutes les dimensions comptent à parts proches ; aucune ne domine.
- Jeunes actifs avec enfants — accentue l'éducation d'abord, puis la santé, l'environnement et la sécurité : le quotidien d'une famille.
- Jeunes actifs sans enfants — accentue nettement la vie quotidienne (commerces, services, transports) ainsi que le coût de la vie et l'environnement ; l'éducation pèse peu.
- Retraité — accentue fortement la santé et l'environnement, puis la sécurité ; l'éducation ne pèse presque plus.
Dans tous les profils, le contexte social garde une pondération limitée : il éclaire, il ne décide pas.
Pour les quartiers, la note se compose avec des coefficients propres à cette échelle : certaines mesures ne varient pas à l'intérieur d'une ville (elles y sont sans information) et pèsent donc moins dans la note d'un quartier que dans celle d'une commune. Ces coefficients ne rendent jamais un axe indisponible et ne retirent jamais un quartier du classement — ils ne font que redistribuer le poids entre les dimensions réellement discriminantes à cette échelle.
Les valeurs des pondérations et des coefficients ne sont pas publiées à ce jour.
Données manquantes
Quand une donnée manque, nous affichons une absence — jamais une estimation.
- Un indicateur absent ne produit aucun sous-score ; l'axe se calcule sur ses indicateurs présents, renormalisés. Sous un seuil minimal de couverture, l'axe est « non disponible ».
- Le score global se calcule sur les axes présents, renormalisés. Mais si un seul axe manquant représente à lui seul plus de 30 % du poids du profil, le score global n'est pas publié : le calculer reviendrait à gonfler artificiellement les axes restants. Le territoire est alors « non classé » — à l'absence de score, jamais à un score fabriqué.
- La mention « Basé sur X/9 axes de la note » (et, sur chaque axe, « Basé sur X/Y composantes ») dit toujours sur quoi repose le chiffre que vous lisez.
- Les scores affichés sont arrondis à l'entier le plus proche — le score global, les axes et leurs composantes. Le calcul, lui, garde les décimales : deux territoires affichés à égalité peuvent être départagés au classement.
Classements
Chaque échelle reste chez elle : une commune est comparée aux communes, un quartier aux quartiers — jamais l'un à l'autre. C'est pourquoi un quartier et sa commune peuvent porter des scores différents : ils ne répondent pas à la même question.
- Communes : un rang national parmi les communes notées, et un rang dans la strate de population (les huit tranches ci-dessus) — comparer une ville de 80 000 habitants à un village n'apprend rien ; la comparer aux villes de 50 000 à 100 000 habitants, si.
- Quartiers : un rang dans leur ville (« 3ᵉ quartier sur 12 »). Le rang national des quartiers est en construction — il n'est pas affiché tant que son univers de comparaison n'est pas prêt, jamais fabriqué d'ici là.
- Paris, Lyon, Marseille : les arrondissements ne sont pas classés parmi les communes de France — c'est leur ville qui l'est ; les arrondissements sont comparés entre quartiers.
Indicateurs détaillés
Chaque indicateur — sa source exacte, son millésime, sa règle de calcul et sa normalisation — est documenté sur la page Calcul des indicateurs. Les temps d'accès, calculés par DataFrance à partir d'OpenStreetMap et des bases d'équipements publiques, y ont leur section dédiée. Le catalogue des sources, producteur par producteur, reste consultable sur la page Sources des données.
Limites & biais
- Les millésimes ne sont pas tous alignés : chaque producteur publie à son rythme ; un même territoire mêle des données de plusieurs années, toutes datées.
- La couverture est inégale : certains indicateurs n'existent pas partout ; sous le seuil de couverture, nous ne publions pas de score plutôt que d'en fabriquer un.
- L'offre se mesure en accès, pas en frontières : commerces, soins ou équipements sont comptés par distance ou temps de trajet, pas bornés aux limites administratives — un équipement de la commune voisine compte s'il est à portée.
- Le secret statistique s'impose à nous : quand un producteur masque une valeur, nous affichons l'absence.
- Une partie des scores est relative : les scores en rang percentile situent un territoire parmi les autres ; quand la méthode ou les données de référence évoluent, un score peut bouger sans que le territoire ait changé. L'historique des versions ci-dessous documente chaque évolution.
- Paris, Lyon et Marseille. Le taux de taxe foncière est voté par la ville et s'applique à l'identique dans tous ses arrondissements : chaque arrondissement porte donc le taux de sa ville. Ce n'est pas une approximation — la valeur est exacte pour l'arrondissement. Les autres indicateurs restent mesurés à l'arrondissement, ou déclarés non disponibles.
- Un score n'est pas un jugement : il décrit des conditions mesurables, pas la valeur d'un territoire ni de ses habitants. Si un chiffre vous paraît faux, signalez-le : nous vérifions chaque signalement.
Historique des versions
La méthode est versionnée : chaque évolution est datée, motivée et rejouée sur toute la France. En langage produit :
- 7 août 2026 — deux libellés clarifiés, aucun chiffre ne change : « Indice social des établissements (IPS moyen) » remplace « Qualité scolaire » (l'IPS décrit le milieu social des familles scolarisées, pas la qualité de l'école) ; « Éloignement des sites industriels à risque (PPRT) » remplace « Proximité du risque industriel » (le score monte avec l'éloignement — le libellé se lit désormais dans le sens du score).
- 3 août 2026 — le score global devient la moyenne pondérée de neuf axes : le Coût de la vie et le Contexte social entrent dans la note. Les quartiers reçoivent des coefficients de composition propres à leur échelle (neutres à l'activation).
- 2 août 2026 — nouvel axe Contexte social, scoré et affiché en pleine page ; barème de la qualité de l'air ré-ancré sur les concentrations réellement observées en France, et l'absence de mesure d'un polluant cesse d'être un avantage ; l'exposition au bruit devient native au quartier et son empreinte se limite aux départements réellement couverts ; les mesures d'accès aux commerces et services se font au quartier puis remontent à la commune en moyenne pondérée par la population ; le risque naturel se mesure en part d'habitants en zone réglementée, plus en simple présence d'un plan.
- 1ᵉʳ août 2026 — l'axe Santé est recentré sur l'accès réel aux soins (soins de ville, urgences, CHU/CHR) ; la Vie quotidienne est recentrée sur l'alimentation et les services du quotidien ; l'offre culturelle est pondérée par type d'équipement ; la nomenclature des équipements est réalignée sur la source INSEE ; les communes sans aucun commerce à portée reçoivent désormais le score que dit leur situation, au lieu d'être remontées par un effet statistique.